Retards de paiement publics : l’UDEL interpelle les principaux acheteurs publics du Loiret.
L’UDEL lance une démarche auprès des principaux acheteurs publics afin de contribuer à l'amélioration des délais de paiement, un enjeu majeur pour la trésorerie et la compétitivité des entreprises locales.
Le respect des délais de paiement constitue une obligation légale mais également un levier essentiel de soutien à l'économie. Pour de nombreuses PME et ETI, les retards de règlement représentent des tensions de trésorerie qui freinent les investissements, fragilisent l'emploi et peuvent parfois mettre en péril la pérennité des entreprises.
Or, les données disponibles montrent une dégradation préoccupante de la situation. Les retards moyens de paiement dans la sphère publique ont dépassé 15 jours en 2025 et se sont encore aggravés depuis. Les établissements publics de santé enregistrent un retard moyen de 21,7 jours et les services déconcentrés de l'État de 25,4 jours. Derrière ces moyennes, certaines entreprises subissent des retards de plusieurs mois, voire de plusieurs années.
Au-delà de ces chiffres, de nombreux chefs d'entreprise font également état de pratiques retardant le traitement effectif des factures ou de l'absence de versement des intérêts moratoires pourtant prévus par les textes.
Dans ce contexte, le MEDEF a récemment proposé à la Cour des comptes de conduire une évaluation nationale des pratiques de paiement des acheteurs publics afin d'identifier les causes des dysfonctionnements et de diffuser les bonnes pratiques.
En complément de cette initiative nationale, l’UDEL engage une démarche locale de dialogue auprès des principaux donneurs d'ordre publics locaux.
Des courriers sont adressés notamment :
- au Préfet ;
- au Président du Conseil régional ;
- au Président du Conseil départemental ;
- aux présidents des principales intercommunalités ;
- au Directeur général de l'Agence régionale de santé ;
- aux recteurs ;
- aux présidents d'université ;
- ainsi qu'aux principaux établissements publics concernés.
L'objectif est simple : favoriser un dialogue constructif, mieux comprendre les difficultés rencontrées, identifier les bonnes pratiques et contribuer à une amélioration durable des délais de paiement.
Pour Tristan LHEURE, Vice-président de l’UDEL :
« Les entreprises n'attendent pas de traitement privilégié. Elles demandent simplement que les règles soient respectées. Être payé dans les délais est un droit, mais c'est aussi une condition essentielle pour investir, recruter et créer de l'activité sur notre territoire. Chaque jour gagné est un soutien concret à notre économie locale. Payer à temps, c'est soutenir l'économie locale. Un paiement à l'heure vaut mieux qu'un plan de soutien. »
L’UDEL souhaite inscrire cette démarche dans la durée et poursuivra le dialogue avec l'ensemble des acteurs publics afin de faire des délais de paiement un véritable indicateur de performance au service des entreprises comme de la qualité de l'action publique.